Ce qui se passe au camping, reste au camping…

Ce qui se passe au camping, reste au camping…

Rose

Je referme mon sac à dos et le hisse sur mon épaule. Samantha a eu la brillante idée de partir passer le week-end dans un terrain de camping pour profiter de la plage, du soleil et de la nature.

Je n’ai jamais été une grande amatrice de camping. Je déteste les moustiques, les araignées… et à peu près tout ce qui possède plus de quatre pattes. Malgré tout, Sam a réussi à me convaincre en me promettant un séjour inoubliable. J’ignore encore si je dois m’en réjouir… ou m’en inquiéter.

Je descends l’escalier pour rejoindre ma cousine à la voiture. Dès que je me retrouve à l’extérieur, le bruit de tondeuse attire mon attention. Mon regard se tourne instinctivement vers son origine et, aussitôt, mon cœur manque un battement.

James.

Torse nu, il pousse tranquillement la tondeuse sur la pelouse. La chaleur de la journée fait briller sa peau légèrement hâlée. Ses épaules larges roulent sous l’effort, dessinant chacun de ses muscles avec une insolente précision. Une goutte de sueur glisse le long de sa tempe avant qu’il ne l’essuie du revers de la main en coupant le moteur.

Comme s’il avait senti mon regard posé sur lui, il relève la tête et m’adresse un sourire. Mon estomac se serre aussitôt. Deux doigts viennent alors se glisser sous mon menton pour refermer doucement ma bouche.

— Tu baves, souffle Samantha avec un sourire moqueur.

Je sursaute. J’étais tellement absorbée par la vue du pompier que je ne l’avais même pas entendue s’approcher.

— Salut les filles ! lance James en s’avançant vers nous.

— Salut, James ! répond Samantha avec son enthousiasme habituel.

Je tente de retrouver l’usage de mes cordes vocales.

— Sa… salut…

Bravo, Rose. Quelle éloquence !

Chaque fois qu’il m’adresse la parole, c’est comme si toutes les connexions de mon cerveau décidaient de prendre des vacances en même temps.

— Alors, vous partez pour le week-end ?

— Oui ! On va faire le plein de vitamine D ! répond Samantha avec un large sourire.

— Oh… mais pas seulement ! annonce une voix derrière nous.

Je me retourne.

Jérémy s’avance vers la voiture avec les bras chargés de matériel de camping. Je fronce aussitôt les sourcils. Je croyais qu’il s’agissait d’un weekend entre filles. Samantha croise mon regard et m’offre son plus beau sourire innocent. Sans dire un mot, elle rejoint Jay pour l’aider à ranger le matériel dans le coffre.

— Ça risque d’être… divertissant, commente James, un sourire amusé au coin des lèvres.

Je laisse échapper un petit rire.

— Ouais… Sam adore les surprises.

Je lance un dernier regard vers la voiture, puis vers James. Entre les plans improvisés de ma cousine, la présence inattendue de Jay… et celle, beaucoup trop troublante, du pompier, ce séjour en forêt promet déjà d’être tout sauf reposant.

💋💋💋

Deux heures plus tard, après une route ponctuée de fous rires, de chansons chantées beaucoup trop fort et d’un arrêt improvisé dans une station-service pour acheter de la glace, nous arrivons enfin au camping. 

L’air sent les conifères et le lac. Les rayons du soleil dansent à travers les arbres tandis que des enfants roulent à vélo entre les terrains. Malgré moi, je dois admettre que l’endroit a quelque chose d’apaisant.

— Tu vois ? me lance Samantha en coupant le moteur. Je t’avais dit que tu allais aimer.

Je tourne lentement la tête vers elle.

— On en reparlera après ma première rencontre avec un moustique.

Elle éclate de rire, avant de sortir de la voiture.


Notre installation se fait étonnamment rapidement. Jay monte la tente avec facilité pendant que Samantha déballe son matériel. Elle sort une bouteille translucide remplie d’un liquide vert.

— Ça, annonce-t-elle avec fierté, c’est LE produit qu’on n’oublie jamais quand on part camper. 

Je hausse un sourcil.

— Du savon ?

— Pas n’importe lequel. 

Elle agite la bouteille sous mon nez.

— Avec ce gel douche Shunga à la menthe, tu te laves le corps, les cheveux… même la vaisselle. Et en prime, son odeur mentholée aide à tenir les moustiques à distance.

À ses mots, je lui arrache presque la bouteille des mains et ouvre le bouchon. Une agréable odeur mentholée s’en dégage instantanément.

— D’accord… si ça éloigne vraiment les moustiques, je suis vendue.

Samantha m’adresse un sourire victorieux.

— Après ta baignade, tu vas comprendre pourquoi je ne pars plus jamais sans lui.

💋💋💋

Une fois la nuit tombée, le camping retrouve peu à peu son calme. Les derniers éclats de rire s’éteignent peu à peu autour des feux de camp, remplacés par le chant des grillons et le bruissement des feuilles bercées par le vent.

Je récupère ma trousse de toilette avant de me diriger vers le bloc sanitaire, la bouteille de Samantha dans la main. 

Quelques minutes plus tard, je me glisse sous l’eau chaude. J’ouvre la bouteille et la hume avant de verser une petite quantité du gel douche Shunga à la menthe dans le creux de ma main. Une fragrance fraîche et vivifiante s’en échappe aussitôt. 

La mousse est riche et onctueuse. Elle glisse facilement sur ma peau avant d’envelopper mes cheveux d’une agréable sensation de fraîcheur qui contraste délicieusement avec la chaleur de la douche.

Je ferme un instant les yeux. Je dois bien l’admettre… Samantha avait raison. Un seul flacon pour tout faire. Pas besoin de transporter une multitude de produits lorsqu’on part camper. C’est simple, pratique… et étonnamment agréable.


Je suis profondément endormie lorsqu’un léger bruit de fermeture à glissière me tire de mon sommeil. J’entrouvre les yeux. Je n’ai pas besoin de beaucoup d’imagination pour deviner que Samantha a rejoint discrètement la tente de Jay. À travers la toile de la tente me parviennent des éclats de rire étouffés. Puis des murmures. Un chuchotement. Les sons deviennent plus discrets, plus intimes. Des bruits de peau qui se frotte. Des gémissements.

Je referme les yeux en secouant doucement la tête. Sans prévenir, une image s’impose à moi. 

James. 

Son sourire. 

Sa peau dorée par le soleil. 

Les muscles de ses épaules qui se contractaient à chaque mouvement lorsqu’il poussait la tondeuse. 

Et cette fameuse goutte de sueur glissant lentement le long de sa tempe…

Je rouvre brusquement les yeux. Pourquoi est-ce que je pense encore à lui ?

Je pousse un long soupir et me retourne sur le côté, bien décidée à trouver le sommeil. Sous moi, la Splash Dry isole du froid et de l’humidité, tandis que le parfum discret de menthe laissé sur ma peau par le gel douche flotte encore dans l’air, mêlé aux senteurs de la forêt. 

Tout est paisible. Tout… sauf mes pensées. Je ferme les yeux une nouvelle fois, mais le visage de James refuse obstinément de disparaître.

Soudain, ma main rencontre un petit objet à la texture étonnamment douce, mais dont la forme m’est complètement inconnue. Les sourcils froncés, je le ramène près de moi. Ma cousine à une obsession pour les trios. Il était donc inévitable qu’elle apporte son trio du campeur.

J’allume la lampe de poche posée à mes côtés. La lumière révèle une adorable petite abeille en silicone. Beaucoup trop mignonne… pour être complètement innocente et forcément laissé là volontairement. 

— Samantha…

Je pourrais très bien la remettre dans mon sac et l’oublier jusqu’au lendemain. Mais, les souvenirs de James continuent de tourner en boucle dans mon esprit, tandis que les bruits feutrés provenant de la tente voisine n’aident en rien à détourner mon attention. Je fais lentement tourner la petite abeille entre mes doigts, intriguée par son design. J’appuie sur un premier bouton. Un léger bourdonnement se fait entendre. Puis un second. L’appareil prend vie dans ma main, révélant ses différentes fonctions. J’insère mon majeur dans la bague. 

Après une courte réticence, je me défais de mon bas de pyjama ainsi que de ma petite culotte. Ma main armée du jouet glisse ensuite le long de mes cuisses jusqu’à trouver mon entrejambe. La tige rencontre mon clitoris. Je la laisse butiner un moment, puis la dirige à l’entrée de mon vagin alors que la pulsion d’air vient embrasser mon clitoris. Les sensations sont douces et agréables. Mes pensées s’abandonnent à James et j’augmente le rythme des pulsions. Je n’aurais jamais cru avoir un orgasme en camping. Mais après tout, ce qui se passe au camping, reste au camping…